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Fièvre catarrhale ovine (FCO) : un accord franco-espagnol sur l’exportation des bovins vers l’espagne

 

Un accord franco-espagnol relatif à l’exportation de bovins vers l’Espagne a été signé vendredi 01 avril 2016 entre les autorités sanitaires françaises et espagnoles. Cette bonne nouvelle était attendue depuis début mars par les éleveurs ligériens. Les autorités espagnoles ont accepté ce jour la proposition française relative aux conditions particulières de dérogation à l’interdiction de sortie de la zone réglementée FCO.

À compter de ce jour, les bovins qui ont été désinsectisés avant leur expédition et soumis à l’issue d’une période de 14 jours après cette désinsectisation, à une analyse virologique négative peuvent être expédiés en Espagne. La désinsectisation est réalisée par l’éleveur qui devra la justifier. Cette disposition est immédiatement applicable, elle concerne tous les bovins quel que soit leur âge.

Le coût de l’analyse virologique est pris en charge par l’État.

Cet accord prévoit également la possibilité, pour les animaux issus de troupeaux vaccinés une dérogation à la réalisation d’analyses virologiques individuelles :
pour les broutards vaccinés qui pourront être expédiés 10 jours après la seconde injection de la primo-vaccination au lieu des 60 jours prévus par la réglementation communautaire ;
pour les veaux nés d’une mère vaccinée et provenant d’un troupeau vacciné, après validation de la protection immunitaire par un programme mensuel de surveillance virologique à mettre en œuvre dans la zone réglementée FCO.

Cet accord permettra à terme, d’expédier des veaux sans réaliser la recherche virologique, dès lors qu’ils proviendront d’un troupeau vacciné. Il appartient aux éleveurs qui souhaitent bénéficier de cette dérogation, de vacciner leur cheptel. Cette vaccination est volontaire. Elle devra être réalisée par le vétérinaire sanitaire de l’exploitation, pour permettre la certification des animaux à l’export.  Il est rappelé que le vaccin est fourni gratuitement par l’État.

La vaccination étant volontaire, les éleveurs qui ne l’ont pas encore mise en œuvre sont invités à se rapprocher de leur vétérinaire sanitaire.