Contenu

L’Etat d’Avancement des Plans de Prévention des Risques Naturels

Article créé le 19/03/2010 Mis à jour le 10/04/2017
 

Etat d’Avancement des Plans de Prévention des Risques Nature Inodation (format pdf - 3 Mo - 10/04/2017)

Dernière mise à jour le 10 avril 2017

Communes concernées par un PPRNPi mars 2017 (format pdf - 2.6 Mo - 10/04/2017)

Dernière mise à jour le 9 mars 2017

La cellule risques de la DDT de la Loire a en charge la mise en œuvre de la politique de prévention des inondations sur l’ensemble des zones inondables du département à l’exception de celle du Fleuve Rhône.

Son action se décline suivant deux axes :

  • L’instruction des documents d’urbanisme (POS, permis de construire, certificats d’urbanisme,…) pour le compte des communes*.
  • La mise en œuvre des plans de prévention des risques prévisibles d’inondations.

Concernant le deuxième point, la réalisation d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles d’inondations a pour objet de définir précisément dans sa partie cartographique et dans sa partie réglementaire, l’usage du sol dans les secteurs concernés par les inondations

Dans le département de la Loire, les connaissances des crues historiques sont limitées aux seuls cours d’eau suivis depuis de nombreuses années : Le Rhône et la Loire.

Aussi, la connaissance technique du risque, par le recours à des études hydrauliques, plus ou moins fines en fonction des enjeux, constitue une base de référence indispensable puisqu’elle facilite :

  • La gestion des procédures d’urbanisme (P.A.C., P.L.U., Cartes communales) ;
  • L’instruction fiable des demandes d’occupation et d’utilisation des sols.
  • La réalisation de plans de prévention des risques.

Dans ce cadre, il convient de noter que la mise en œuvre des plans de prévention des risques constitue un volet fondamental de la doctrine de l’Etat en matière de réduction du risque d’inondation, en termes de vulnérabilité humaine et économique.

Les circulaires du 24 janvier 1994 et du 24 avril 1996, toujours applicables, avancent deux principaux objectifs :

  • interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses,
  • réduire la vulnérabilité.

Ces objectifs imposent de mettre en œuvre les principes suivants :

  • veiller à interdire toute construction et saisir les opportunités pour réduire le nombre des constructions exposées dans les zones d’aléa les plus forts,
  • éviter tout endiguement ou remblaiement nouveau qui ne serait pas justifié par la protection de lieux fortement urbanisés.

Et plus particulièrement en matière d’inondation :

  • contrôler strictement l’urbanisation dans les zones d’expansion des crues et préserver les capacités d’écoulement pour ne pas aggraver les risques pour les zones situées en amont et en aval,
  • sauvegarder la qualité et l’équilibre des milieux naturels.


Ainsi, il est également important de protéger réglementairement les zones peu aménagées qui constituent des zones d’écoulement et d’expansion des crues et qui pourraient être le lieu d’émergence de nouvelles volontés d’aménagement.

Par ailleurs, la circulaire du 30 avril 2002 précise que la gestion du risque dans les zones endiguées doit prendre en compte leurs particularités, notamment le fait qu’elles sont protégées contre les crues les plus fréquentes mais que le risque est augmenté en cas de surverse et de rupture de digue, notamment pour les secteurs situés juste derrière les digues.

Pour les personnes déjà exposées du fait de l’urbanisation existante, deux autres axes d’actions peuvent être mis en œuvre :

  • La prévision afin de permettre l’alerte et l’évacuation des personnes ainsi que la mise en sécurité d’une partie des biens exposés. Actuellement, dans le département, les Rhône et la Loire sont les seuls cours d’eau couverts par un service d’annonce des crues.
  • La protection des zones urbanisées (digues), dans les limites d’une fréquence de submersion ou d’inondation choisie qui peut être dépassée et de la résistance des ouvrages aux ruptures de brèches et autres dysfonctionnements. Voire d’autres actions de diminution de vulnérabilité (rachats, réaménagements,…) peuvent entrer dans ce cadre.

En conclusion, l’urbanisation et le développement des collectivités territoriales devraient être recherchés en dehors des zones soumises au risque d’inondation.

Dans ce contexte, il est apparu souhaitable de faire porter la maîtrise d’ouvrage des études nécessaires des secteurs les plus sensibles à des groupements de collectivités, l’Etat apportant des participations dans le cadre du programme décennal de restauration des cours d’eau. Cette démarche présente plusieurs intérêts :

  • Une vision d’ensemble tant à l’échelle du bassin qu’à celle des actions pouvant être menées (prévention, protection et dans certains cas faisabilité de prévision) ;
  • L’appropriation de la démarche et la validation de fait de ces résultats.

Contact : Cellule Risques

* Plus de 300 avis sont émis chaque année par la cellule risques de la DDT de la Loire.