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Lutte anti-vectorielle - Le moustique tigre, particulièrement nuisible

 

Le moustique tigre, particulièrement nuisible

Aedes albopictus, dit « moustique tigre », est originaire d’Asie du Sud-Est et se distingue par sa coloration contrastée noire et blanche. De très petite taille, il pique principalement à l’extérieur des habitations, pendant la journée, avec un pic d’agressivité à la levée du jour et au crépuscule.

Le moustique tigre est le vecteur potentiel des maladies de la Dengue, du Chikungunya et du Zika. Il ne transmet ces maladies que lorsqu’il est lui-même contaminé.

Le moustique tigre, est présent en région Auvergne Rhône Alpes depuis 2012. Son implantation dans chaque département est progressive. Ainsi, il est désormais qualifié comme « implanté et actif », dans l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, le Rhône et la Savoie, et depuis la saison estivale 2019, la Loire et le Puy-de-Dôme. Ce classement a été établi par le Ministère de la santé, suite à la surveillance du moustique pendant l’été 2018, dans le cadre du plan de lutte contre les arboviroses.

Ce plan repose sur :

- une surveillance entomologique (c’est-à-dire des populations de moustiques) dans les zones où le moustique est présent ou susceptible de s’implanter. Il s’agit de détecter la présence du moustique tigre afin d’agir le plus précocement possible pour ralentir la progression de son implantation géographique, par l’installation notamment de pièges pondoirs ;

- une surveillance épidémiologique (surveillance des cas humains) renforcée basée sur un dispositif de « signalement accéléré » des cas suspects ou confirmés de dengue, de chikungunya et de zika, par les professionnels de santé, du 1er mai au 30 novembre ;

- une sensibilisation des voyageurs et personnes résidant dans les zones où le moustique est présent et actif.

Ce dispositif de surveillance et de signalement a pour but, après confirmation de la présence du moustique tigre de mettre en place rapidement des mesures de lutte contre les moustiques (suppression des eaux stagnantes, traitement de désinsectisation…) pour éviter la transmission locale des virus.

Voir Dossier de presse 28062019 le moustique tigre (format pdf - 1.9 Mo - 28/06/2019)

Le département de la Loire dispose ainsi d’un  arrêté préfectoral, 2019-024 du 17/05/19 relatif à la lutte contre les moustiques potentiellement vecteurs de maladies (format pdf - 549.5 ko - 29/07/2019)

Des gestes simples pour éviter la prolifération

Comment lutter contre l’implantation du moustique tigre ?

Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants peut participer à la lutte contre la prolifération de ce nuisible. Pour lui limiter ses lieux de ponte et de repos, il est convient de veiller à couvrir, jeter, vider tous les récipients pouvant contenir de l’eau [lien vers https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/le-moustique-tigre-vecteur-de-maladies ].

Par ailleurs, les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya, de la dengue ou du Zika, doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour si elles résident dans les départements où le moustique est implanté. L’objectif est de prévenir l’introduction et la transmission de ces maladies en métropole.

Ensemble, luttons contre son implantation !

Si vous pensez avoir observé un moustique tigre dans votre commune, vous pouvez le signaler et contribuer à la surveillance de son implantation sur le portail officiel de signalement du moustique tigre : https://signalement-moustique.anses.fr/

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