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Personnes immigrées, personnes étrangères

 

Définitions du Haut Comité à l’Intégration

Les personnes immigrées sont les personnes nées à l’étranger de parents étrangers. Les personnes étrangères ayant acquis la nationalité française sont considérées comme immigrées. C’est le pays de naissance et non la nationalité qui définit l’origine géographique d’un immigré.


Les immigrés installés sur le territoire français depuis moins de cinq ans sont considérés comme primo-arrivants.

Les personnes étrangères sont les personnes résidant en France, qui n’ont pas la nationalité française, et ce quel que soit le lieu de naissance. Le statut d’étranger peut se modifier : ainsi un étranger peut acquérir la nationalité et devenir français par acquisition

Intégration (rapport HCI 1991)

« Il faut concevoir l’intégration non comme une sorte de voie moyenne entre l’assimilation et l’insertion, mais comme un processus spécifique : par ce processus, il s’agit de susciter la participation active à la société nationale d’éléments variés et différents, tout en acceptant la subsistance de spécificités culturelles, sociales et morales.[…]. Sans nier les différences, en sachant les prendre en compte sans les exalter, c’est sur les ressemblances et les convergences qu’une politique d’intégration met l’accent afin, dans l’égalité des droits et des obligations, de rendre solidaires les différentes composantes ethniques et culturelles de notre société et de donner à chacun, quelle que soit son origine, la possibilité de vivre dans cette société dont il a accepté les règles et dont il devient un élément constituant.[…]. La conception française de l’intégration doit obéir à une logique d’égalité et non à une logique de minorité. »


La politique d’intégration dépasse la seule population d’origine étrangère : « l’intégration concerne les étrangers et les français en centrant la réflexion sur l’immigration. Elle concerne donc les immigrés et leurs enfants ».