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Séminaire "Lutte contre le hooliganisme"

 

Les correspondants hooliganisme et les chefs de section d’intervention rapide se sont réunis au Stade Geoffroy Guichard le mardi 22 mars 2016

 

600 matches se sont déroulés à l’issue des 30èmes journées de ligue 1 et 2.
210 matches, dont 147 pour les championnats professionnels (101 en ligue 1 et 46 en ligue 2) ont été signalés par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH).

629 personnes ont été interpellées en marge des rencontres de football, depuis le début de la saison 2015-2016.

Le premier motif des mises à disposition relève des faits de violences (soit 27,4 % du volume global), le second étant lié à l’usage d’engins pyrotechniques (19,7 %) et le troisième aux infractions contre les biens (17,8 %) ;

Certaines rencontres sportives ont fait l’objet de violences impliquant des éléments radicaux se revendiquant de la mouvance "ultra". Au cours de ces rencontres, 54 policiers ou gendarmes ont été blessés.

328 personnes font actuellement l’objet d’une interdiction de stade contre 342 mesures la saison dernière. On recense 160 mesures administratives (227 en 2014-2015) et 168 d’ordre judiciaire (115 en 2014-2015).

L’action partenariale engagée depuis la création de la division nationale de lutte contre le hooliganisme ainsi que le passage de la notion d’ordre publique à celle du triptyque "identification-interpellation-sanction" ont permis de diminuer de près de 24,5 % l’engagement des forces de l’ordre entre 2009 et 2015.

L’accélération de cette baisse constatée sur la saison des championnats professionnels de ligue 1 et 2 est directement liée aux mesures administratives d’encadrement ou d’interdiction de déplacement de supporters dans le cadre de la mise en place de l’état d’urgence. La menace terroriste a en effet nécessité une disponibilité accrue des forces de l’ordre qui ne devaient être détournées des missions de sécurisation pour répondre à des débordements liés au comportement des supporters dans le cadre des rencontres sportives.

C’est ainsi que 47 arrêtés préfectoraux et 26 arrêtés ministériels ont été pris depuis le début de la saison 2015-2016. Afin de réduire les risques liés aux rencontres de football, tout en concentrant les forces de l’ordre sur ses missions prioritaires de protection des lieux sensibles, les six journées de championnat qui ont suivi les attentats du 13 novembre 2015, ont fait l’objet de mesures exceptionnelles d’interdiction et de limitation des déplacements des supporters "visiteurs".

Les 5 arrêtés ministériels ainsi pris entre la 14ème et la 19ème journée de championnat professionnel ont concerné 155 matches de football.

L’augmentation des mesures administratives est strictement conjoncturelle et directement liée à la mise en place de l’état d’urgence et aux risques des rencontres sportives concernées. Ces arrêtés, ainsi que ceux qui ont suivi, ont été pris de manière graduée et proportionnés et leur objet ne consistait pas forcément à interdire les déplacements stricto sensu, mais aussi d’encadrer les déplacements des supporters à risques. Ainsi, 16 arrêtés ministériels ont suivi ceux directement liés aux événements du 13 novembre 2015.

Ces mesures ont montré leur pertinence par la baisse conjuguée de l’engagement des forces de l’ordre et des incidents en marge des rencontres sportives. A noter qu’une rencontre sportive qu devait initialement faire l’objet d’une mesure administratives de limitation de déplacement des supporters visiteurs, a été le théâtre d’incidents impliquant les "ultras", alors que ceux-ci s’étaient engagés à se "comporter dignement".