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Mise en place d’une zone réglementée suite à un cas d’influenza aviaire dans l’avifaune sauvage

 

Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de type H5N1 a été confirmé le 26 janvier 2022 sur un cygne trouvé mort sur un étang de la commune de Mornand-en-Forez par le laboratoire national de référence influenza aviaire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Catherine Séguin, préfète de la Loire, a ainsi pris un arrêté visant à prévenir l’apparition d’influenza aviaire dans les élevages. Une zone de contrôle temporaire (ZCT) a été définie sur les communes situées dans un rayon de 5 kilomètres autour du lieu de découverte de l’animal retrouvé. Il s’agit des communes suivantes : Chalain-d’Uzore, Chalain-le-Comtal, Chambéon, Champdieu, Magneux-Haute-Rive, Marcilly-le-Chatel, Montverdun Mornand-en-Forez, Poncins, Saint-Paul-d’Uzore, Saint-Etienne-le-Molard et Savigneux.

Mesures spécifiques dans la zone de contrôle temporaire (ZCT) :

• Toutes les volailles y compris les volailles de basses-cours et tout autre oiseau captif doivent être maintenus en permanence à l’intérieur de bâtiments ou sous filet.
• Aucune volaille vivante, aucun oiseau captif ne doivent sortir des exploitations, commerciales ou non commerciales. Des dérogations seront possibles, après accord de la DDPP, principalement dans le cadre d’un transfert direct vers un établissement d’abattage.
• Les mouvements de personnes, d’animaux domestiques, de véhicules au sein des exploitations doivent être limités au strict nécessaire.
• La direction départementale de la protection des populations (DDPP) organise, dans chaque élevage de la ZCT, des visites vétérinaires de vérification de l’application stricte des mesures de mise à l’abri et de biosécurité. L’état de santé des animaux est systématiquement contrôlé.
• Les activités de chasse au gibier d’eau et gibier à plumes sont suspendues.
• Les activités de pêche de loisir sont également suspendues.
• La vente directe à la ferme des volailles abattues et des produits qui en sont issus est interdite. Les éleveurs peuvent toutefois poursuivre leur activité commerciale par une vente directe aux consommateurs sur les marchés de plein air locaux.
• Durant la période de maintien de cette ZCT, une surveillance accrue de l’avifaune sera réalisée.

Levée de la zone de contrôle temporaire (ZCT) :

La ZCT pourra être levée si à l’issue de l’intégralité des visites vétérinaires, aucun signe évocateur d’influenza aviaire n’est décelé dans les exploitations, et si aucun nouveau cas ne survient dans la faune sauvage pendant un délai de 21 jours.

Rappel sur les mesures générales de biosécurité, mise à l’abri et surveillance :

Du fait du niveau de risque élevé d’influenza aviaire hautement pathogène sur l’ensemble du territoire national, les mesures de protection sanitaires à mettre en place, en tout lieu, par tout propriétaire ou détenteur de volailles ou d’oiseaux captifs sont les suivantes :
• procéder à la claustration des animaux détenus ou à leur isolement par des filets, de tout contact avec des oiseaux sauvages ;
• abreuver et nourrir les oiseaux et volailles, strictement à l’intérieur des bâtiments, quelle que soit la nourriture ;
• interdire tout accès aux points d’eau, sauf s’ils sont intégralement sous filet ;
• utiliser des chaussures et vêtements dédiés pour accéder à la partie de l’exploitation où les volailles sont détenues ;
• surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Il est rappelé que pour éviter la diffusion du virus à d’autres oiseaux, l’ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones humides (bords des étangs, des mares et des rivières) où stationnent les oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés. .

À la date du 26 janvier 2022, la France compte 282 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage, 27 cas en faune sauvage et 6 cas en basse-cours.

Catherine Séguin, préfète de la Loire appelle à la vigilance tous les acteurs, notamment, les éleveurs, les chasseurs, les détenteurs d’oiseaux (basse-cour, élevages,…) et les vétérinaires afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation de ce virus. Cela passe en particulier par une application sans faille des mesures de biosécurité et le signalement de toute mortalité d’oiseaux auprès de la direction départementale de la protection des populations, de l’Office français de la biodiversité ou de la Fédération de chasse.

Pour de plus amples informations sur ces mesures, vous pouvez utilement vous référer au site https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers

L’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viande d’origine aviaire, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.

Plus d’informations sur le site Internet de la préfecture : Accueil > Politiques publiques > Animaux > Animaux élevages > aviculture.